Épisode de balado
Souveraineté numérique : Infomaniac choisit l’indépendance à perpétuité
Bruno Guglielminetti 8 juin 2026 6 min
Résumé
Infomaniaque, une entreprise suisse de cloud computing, a récemment transféré la majorité de ses droits de vote à une fondation d'utilité publique, garantissant ainsi son indépendance à long terme. Cette décision, prise par son fondateur Boris Siganthaler, vise à prévenir toute vente future de l'entreprise ou à son rachat par des groupes étrangers, notamment américains. Cette approche structurelle répond à des préoccupations liées à la souveraineté numérique et à la protection des données des utilisateurs.
L'entreprise a progressivement ouvert son capital à 36 de ses collaborateurs clés, qui ont accepté de réduire leur droit de vote au profit de la fondation. Cette opération a été validée à l'unanimité, soulignant la culture interne forte de l'entreprise. Cette initiative, inspirée par des modèles similaires en Allemagne, comme Bosch, vise à créer un groupe stable et innovant, indépendant des fluctuations des marchés financiers. Bien que cette stratégie puisse être difficile à répliquer pour de nombreuses startups, elle envoie un message clair sur la possibilité de maintenir l'indépendance et la mission d'une entreprise numérique.
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Thierry Weber raconte comment l’hébergeur suisse Infomaniac a pris une décision rare dans l’industrie technologique en transférant la majorité de ses droits de vote à une fondation d’utilité publique.
Cette structure empêche désormais toute prise de contrôle ou revente de l’entreprise sans l’accord de la fondation, protégeant ainsi son indépendance face aux géants étrangers du numérique.
Pour son fondateur, Boris Siegenthaler, il s’agit d’une réponse concrète aux enjeux de souveraineté numérique, de protection des données et de dépendance aux plateformes américaines.
L’initiative s’inspire notamment du modèle de gouvernance de Bosch, reconnu pour sa stabilité à long terme.
Au-delà du cas d’Infomaniac, cette décision relance le débat sur les moyens dont disposent les entreprises européennes pour préserver leur autonomie stratégique dans l’économie numérique.