Épisode de balado
La clause dérogatoire en question : sa portée, ses limites et sa légitimité
Le balado du CRIDAQ 5 janv. 2023 43 min
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Depuis quelques temps, l’actualité remet de plus en plus souvent à la une la question de la légitimité du « pouvoir de déroger » inscrit à l’article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Cette clause « nonobstant » autorise les gouvernements à surseoir à la reconnaissance de certains droits et certaines libertés.
Elle permet ainsi à tout premier ministre provincial ou fédéral qui l’invoque de soustraire une loi à tout recours judiciaire fondé sur certains droits inclus dans la Charte, pendant cinq ans renouvelables.
Le dernier exemple en date est celui du projet de loi 28 en Ontario.
En effet, l’Assemblée législative de cette province a officiellement adopté au début du mois de novembre 2022 le projet de loi 28 du gouvernement Ford qui vise à empêcher les travailleur.euse.s de l’éducation de faire grève, par le recours à la clause dérogatoire.
À cet exemple récent en Ontario, vient s’ajouter ceux bien connus au Québec des deux lois adoptées en utilisant la disposition de dérogation, soit la Loi sur la laïcité de l’État et la loi 96 sur la modernisation de la Charte de la langue française.
L’objectif était alors d'éviter une contestation par ceux qui feraient valoir que ces lois sont discriminatoires et contraires à la Charte canadienne des droits et libertés, notamment à ses articles 2 et 15 protégeant la liberté de religion et le droit à l'égalité.
Dans le contexte actuel où plusieurs gouvernements provinciaux utilisent la clause dérogatoire pour faire adopter des lois en les soustrayant aux exigences des Chartes québécoise ou canadienne, Noura Karazivan et Benoît Pelletier proposent de revenir sur les débats entourant sa portée et ses limites, mais également sa légitimité.
Invité.e.s Noura Karazivan, membre du CRIDAQ et professeure de droit public à la Faculté de droit de l'Université de Montréal Benoît Pelletier, professeur à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa et ancien ministre du gouvernement du Québec Animation et co-réalisation: Loïc Bizeul Mixage sonore et co-réalisation: Camille Brasseur [amoliane@gmail.com] Musique et mixage sonore: Devin Ashton-Beaucage
Questions / réponses
De quelle émission vient cet épisode ?
Cet épisode vient de Le balado du CRIDAQ, une émission du répertoire des balados québécois.
Quand cet épisode est-il paru ?
Le 5 janv. 2023, d’après le flux RSS de l’émission.
Combien de temps dure cet épisode ?
43 min, durée annoncée par le flux de l’émission.
Qui produit Le balado du CRIDAQ ?
Le balado du CRIDAQ, d’après les métadonnées du flux RSS.
Où écouter cet épisode gratuitement ?
Sur cette page, avec le lecteur intégré. Le fichier audio est celui de la source officielle, sans compte ni abonnement.
Repères sur l’épisode
« La clause dérogatoire en question : sa portée, ses limites et sa légitimité » est un épisode de l’émission Le balado du CRIDAQ, publié le 5 janvier 2023 et d’une durée de environ 43 minutes. Il est classé dans la catégorie « Science ». L’écoute se fait depuis la source officielle de l’émission, sans compte.
Pour suivre cette émission sans rien manquer, le guide des premiers pas explique comment vous abonner. Les amateurs du genre trouveront d’autres émissions parmi les meilleurs balados québécois de science.
Notes d’écoute
- Format : environ 43 minutes, plus long que la moyenne de l’émission
- Place dans la série : 19e épisode le plus récent, sur 90 répertoriés
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